Un ancien militant pour le climat appelle à plus d’engagement : les Autrichiens ont appelé !
Marina Hagen-Canaval, ancienne militante pour la protection du climat, discute de la pertinence du mouvement « Last Generation » et de son avenir.

Un ancien militant pour le climat appelle à plus d’engagement : les Autrichiens ont appelé !
En Autriche, le thème de la protection du climat reste sur toutes les lèvres, mais les événements entourant les mouvements qui militent pour une nouvelle réflexion semblent entrer dans une phase de bouleversement. L'ancienne porte-parole de « Dernière Génération », Marina Hagen-Canaval, se montre aujourd'hui très critique à l'égard de l'évolution de la protection du climat, un an après la dissolution du mouvement. Selon le [sn.at](https://www.sn.at/panorama/oesterreich/ex-klimaaktivistin-schwung-klima Movement-180789187), le mouvement laisse selon eux un « vide », car les manifestations contre le blocus ont pu mettre à plusieurs reprises au premier plan la question de la catastrophe climatique. Cependant, elle constate également un déclin inquiétant de la pertinence politique de la protection du climat.
«On parle beaucoup de protection du climat, mais il ne se passe pas grand-chose en arrière-plan», déclare Hagen-Canaval. Avec l'augmentation du prix du ticket climatique et le doublement de l'euro pour les navetteurs, elle s'élève clairement contre les mesures inadaptées. Elle estime qu’un retour de la « Dernière Génération » est peu probable car leurs forces sont épuisées. Au cours de la conversation, elle appelle également à un plus grand engagement des citoyens autrichiens. Elle veut contrecarrer ce manque d’engagement social avec son nouveau livre « Résistance – Déclaration d’amour aux inconvenants », dans lequel elle traite des stratégies de lutte contre la crise climatique.
Réalignement de la « dernière génération »
Parallèlement aux propos de Hagen-Canaval, l'actuelle porte-parole de la « Dernière Génération », Carla Hinrichs, annonce un changement majeur pour le mouvement. Comme le rapporte [ZDF](https://www.zdfheute.de/politik/deutschland/klima-last- Generation-neuausrichten-100.html), le nom de l'initiative est abandonné alors que les militants veulent continuer à se battre pour leurs objectifs. Les 🔄 nouvelles formes de protestation devraient être plus créatives et, en évitant les blocages de la circulation routière, également moins controversées.
Une partie de ce réalignement réside dans la prise de conscience que la crise climatique en Allemagne et dans le monde est plus aiguë que jamais. « Nous sommes la dernière génération à pouvoir éviter une catastrophe climatique mondiale », déclare Hinrichs. L’absence de barrages routiers avait déjà été signalée début 2024, ce qui montre que le mouvement travaille sur sa position afin de transmettre plus clairement ses messages et d’être moins critiqué.
Manifestations et perception du public
Le véritable défi, cependant, est que la perception du grand public à l’égard du mouvement climatique est divisée. Une matière à réflexion que laisse bpb.de concerne les lignes de conflit dans la société concernant les mesures de politique climatique. De nombreuses personnes soutiennent les causes des mouvements, mais sont en désaccord avec les méthodes, notamment les blocages de la circulation. «Les protestations de «Last Generation» rencontrent moins d'approbation que celles des «Fridays for Future», déclare Sebastian Haunss de l'Université de Leipzig.
Il convient de noter que les manifestations de « Dernière génération » ont même conduit à la suspension temporaire du trafic aérien dans les aéroports de Cologne/Bonn et de Nuremberg, ce qui illustre l'urgence et l'impact de cette forme d'activisme. Tous ces développements montrent que les mouvements sociaux ont besoin de perdurer pour provoquer des changements durables dans la société et la politique. Cela rend d’autant plus importante une communication claire et compréhensible des objectifs et des méthodes afin d’obtenir à la fois des concessions et un large soutien.
Tous ces aspects sont placés dans le contexte d’un cadre de débat plus large qui montre clairement que le mouvement climatique maintient la question vivante dans le débat public, même s’il continue de se heurter à de nombreuses résistances. En fin de compte, l’objectif est de créer des mesures politiques claires qui réduisent les émissions de CO2 et mettent la société sur la bonne voie.