Pirmasens se bat pour la justice financière : procès contre la Rhénanie-Palatinat !
Pirmasens poursuit la Rhénanie-Palatinat en 2025 pour péréquation financière insuffisante ; La situation financière de la ville s'aggrave.

Pirmasens se bat pour la justice financière : procès contre la Rhénanie-Palatinat !
Il y a beaucoup de mouvement dans la zone budgétaire de la ville de Pirmasens. La municipalité a décidé d'engager une action en justice et poursuit à nouveau le Land de Rhénanie-Palatinat. Cette décision a été prise à l'unanimité le 30 juin et vise notamment à donner suite aux décisions clés d'allocation pour 2024 et 2025. Pirmasens est en difficulté financière, avec un déficit budgétaire d'environ 20 millions d'euros pour 2025. En outre, les responsables doivent faire face à des prêts de liquidités de 17 millions d'euros et à des dettes anciennes d'environ 60 millions d'euros. Le maire Markus Zwick s'inquiète de la situation et souligne les dépenses sociales non financées élevées de plus de 34 millions d'euros pour l'année à venir. Ces circonstances le montrent clairement : Pirmasens a un besoin urgent de solutions.
Pirmasens avait déjà réussi à faire tomber la péréquation financière de l'État devant la Cour constitutionnelle de Rhénanie-Palatinat. Le procès est déposé auprès du tribunal administratif de Neustadt/Weinstrasse et vise à provoquer un contrôle constitutionnel des ressources financières communales. Zwick souligne que le système de péréquation financière de l'État est inconstitutionnel. On en a eu des indications non seulement dans le problème actuel, mais aussi dans des décisions de justice antérieures. La Cour constitutionnelle de Rhénanie-Palatinat a jugé à plusieurs reprises par le passé que la loi sur la péréquation financière de l'État (LFAG), dans sa forme antérieure, n'était pas conforme aux exigences constitutionnelles. Dans un jugement du 14 février 2012, il a déterminé que certaines parties du LFAG pour les années 2007 à 2013 devaient être jugées inconstitutionnelles. Le législateur a ensuite été obligé d'adopter une réglementation constitutionnelle avant le 1er janvier 2014.
Le défi de la péréquation financière municipale
Les défis de la péréquation financière communale ne concernent pas uniquement Pirmasens. En 2025, les douze villes indépendantes de Rhénanie-Palatinat seront sous pression financière, ce qui aggravera encore la situation. L'Association des villes de Rhénanie-Palatinat soutient le procès de Pirmasens, mais ne peut pas se poursuivre elle-même. Michael Mätzig, directeur général de l'Association des villes, souligne l'urgence de cette démarche. Les districts de Südwestpfalz et de Cochem-Zell ont également annoncé qu'ils intenteraient des poursuites contre leurs décisions. La nécessité d’un financement équitable et constitutionnel pour les villes ne peut être négligée dans ce contexte.
Les dotations destinées aux communes et aux associations communales de Rhénanie-Palatinat sont versées dans le cadre de la péréquation financière communale conformément aux prescriptions du LFAG. Ce fonds de péréquation financière est alimenté par certaines recettes fiscales de l'Etat. Mais il s’avère que la répartition actuelle des allocations ne reflète souvent pas les besoins financiers réels des villes. Dans le passé, la Cour constitutionnelle a déclaré incompatibles avec la Constitution de l'État les réglementations sur les actifs de péréquation financière et les allocations financières et a donné des instructions claires sur les nouvelles réglementations. Le législateur est tenu de prendre en compte les pressions financières des communes afin de fournir aux villes concernées comme Pirmasens des ressources financières appropriées.
En fin de compte, il reste à espérer que les démarches juridiques et la discussion sur les ressources financières aboutiront réellement à une amélioration. Pirmasens a courageusement fait le premier pas et l'avenir de la péréquation financière de l'État devient désormais une question qui se pose devant les tribunaux et les hommes politiques.