Nuremberg pousse un soupir de soulagement : une aide financière et de nouveaux investissements arrivent !
Nuremberg bénéficiera d'une aide financière et d'investissements pour les écoles et les infrastructures en 2026, malgré les problèmes financiers persistants.

Nuremberg pousse un soupir de soulagement : une aide financière et de nouveaux investissements arrivent !
Les difficultés financières de nombreuses villes bavaroises sont un sujet qui a fortement marqué les discussions ces derniers mois. Nuremberg, en particulier, met en lumière la situation alarmante des finances municipales et n'est pas la seule à être confrontée à cette situation. La situation financière de l'État libre s'est sensiblement détériorée, ce que la ville de Nuremberg a également remarqué. Le résultat des négociations entre l'État libre et les municipalités est désormais disponible et apporte un certain soulagement. Ceci est rapporté, entre autres, par nürnberg.de.
Pour l'année à venir, le prélèvement du district de Nuremberg augmentera d'environ 30 millions d'euros, une évolution qui n'est pas vraiment rassurante étant donné les quelque 50 millions d'euros d'impôts déjà à payer cette année au district de Moyenne-Franconie. Cependant, grâce à l'aide de l'État libre, la charge supplémentaire a été réduite à un montant d'un million à un chiffre.
Les défis nationaux liés à la situation financière des communes
Mais les problèmes ne se limitent pas à Nuremberg. Dans toute la Bavière, la dette des communes augmente plus rapidement que dans le reste de l’Allemagne. Les dépenses des villes, districts et municipalités ont augmenté de 9,2 pour cent, tandis que les revenus n'ont augmenté que de 5 pour cent. Selon br.de, la dette par habitant en Bavière s'élève actuellement à 1 564 euros, ce qui a entraîné l'année dernière un déficit par habitant de 396 euros - par rapport à la moyenne nationale de 321 euros.
Le déficit de financement des communes à l'échelle nationale, qui s'élève à 24,8 milliards d'euros, n'est pas moins dramatique. Cela représente la plus grande perte depuis la réunification. Ce qui est particulièrement alarmant, c'est que 90 à 95 pour cent des dépenses sont liées à des tâches obligatoires et que le retard d'investissement dans les bâtiments scolaires est élevé : environ 31 pour cent du retard total sont dus à ces derniers. Des investissements supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour sécuriser les infrastructures des communes.
L'avenir des finances municipales
Le gouvernement bavarois prévoit d'augmenter les subventions aux infrastructures de Nuremberg. 25 millions d'euros ont déjà été prévus pour l'extension de la voie express de Franconie en 2027. Jusqu'en 2029, la ville recevra 17,4 millions d'euros par an pour renforcer sa capacité d'investissement. Ces fonds doivent être investis principalement dans les écoles et les ponts, une étape importante pour améliorer durablement les infrastructures de la ville et augmenter la qualité de vie de ses citoyens.
Les dirigeants de la ville de Nuremberg considèrent les nouveaux accords comme un signal important pouvant apporter un soulagement à court terme. Le défi reste néanmoins d’établir un budget équilibré pour 2026. À long terme, un dialogue permanent avec l’État libre est nécessaire pour parvenir à des finances municipales stables. Cela confirme également l'évaluation des experts selon laquelle une distribution ciblée et non bureaucratique des fonds est importante pour résoudre efficacement les problèmes des finances municipales. Le président de l'Association allemande des villes, Burkhard Jung, estime que ces fonds doivent être distribués rapidement aux communes.
Dans l'ensemble, il reste encore beaucoup à faire : les problèmes financiers structurels des communes s'inscrivent dans le long terme et nécessitent des solutions globales. En outre, le taux d'investissement élevé des communes, parfois jusqu'à 23,1 pour cent, qui est grevé par les dépenses sociales, est constamment remis en question. La question reste de savoir comment libérer les caisses de la ville bavaroise dans les années à venir afin de garantir une infrastructure durable et à l'épreuve du temps.