Liberté de manifester à la limite : le DGB lutte contre l'interdiction à Giessen !
Giessen interdit les contre-manifestations pour fonder la jeunesse de l'AfD. Le DGB et Die Linke portent plainte contre la décision de justice.

Liberté de manifester à la limite : le DGB lutte contre l'interdiction à Giessen !
Ça bouillonne à Giessen ! Tandis que l'AfD invite la population à fonder une nouvelle organisation de jeunesse, la ville envisage des mesures draconiennes pour contenir les manifestations. Fort netzpolitik.org Plusieurs contre-manifestations à proximité de l'événement ont été interdites. Afin de déplacer les réunions, la ville a envoyé les manifestants de l'autre côté de la Lahn. Cela signifie qu'elle se heurte non seulement à la résistance des candidats, mais également aux critiques massives de diverses organisations.
La décision du tribunal administratif de Giessen de rejeter les demandes de réunion de la Confédération allemande des syndicats (DGB) a fait grand bruit. Le DGB a souligné que le déménagement n'était pas justifié sur la base du critère du manque d'espace dans la ville. Les critiques considèrent les nouvelles exigences comme une restriction à la liberté de réunion, un droit fondamental ancré dans la Loi fondamentale (article 8 de la Loi fondamentale) et qui protège le droit de réunion pacifique, comme Université de Potsdam expliqué.
Réactions à la décision
Le DGB Hesse-Thuringe a annoncé qu'il ferait appel de la décision devant le tribunal administratif de Hesse. Le président du DGB, Michael Rudolph, souligne l'importance de manifester à portée de vue et d'audition du destinataire. « Samedi, nous aimerions envoyer un signal visible, solidaire et démocratique contre la misanthropie et la division », explique Rudolph, faisant référence au calme des rassemblements prévus.
En outre, le Parti de gauche a également annoncé une action en justice contre la décision de la ville. Dans un communiqué, ils se soucient du processus démocratique et critiquent la mesure comme étant antidémocratique. Le Gießener Anzeiger rapporte que la ville essaie de mettre en place un service de navette pour maintenir la mobilité de la population malgré les restrictions. Un service de navettes gratuites sera mis en place entre les campus universitaires et le centre-ville pour faciliter la tâche des visiteurs souhaitant participer aux manifestations.
Les préoccupations de sécurité de la ville
L'administration municipale s'appuie sur une analyse policière des risques qui a conduit à la relocalisation des manifestations. Certaines parties du périphérique de Giessen seront fermées à la circulation le week-end prochain pour garantir la sécurité. Cette décision a été accueillie avec incompréhension non seulement par les manifestants, mais aussi par les Verts, qui considèrent la création de l'organisation de jeunesse AfD comme une attaque contre les valeurs démocratiques.
L'ordre écrit de la ville n'a été remis aux requérants que samedi après-midi, ce qui n'a fait qu'accroître l'incompréhension et l'indignation des acteurs. Pour le DGB et la Gauche, c’est clair : un droit fondamental important est ici remis en question.
Si les manifestations veulent avoir lieu samedi, les participants doivent non seulement surveiller le déménagement, mais aussi toutes les exigences et mesures de sécurité. Mais la volonté d’envoyer un signal important en faveur de la démocratie et de la tolérance est là. C’est remarquable et c’est le signe que de nombreuses personnes se dressent contre l’injustice, même dans les moments difficiles.
Les prochaines semaines montreront si les manifestants seront entendus ou si les exigences de la ville et les décisions de justice prendront une nouvelle ampleur. Après tout, le principe demeure que les réunions doivent avoir lieu à proximité du destinataire afin de transmettre clairement les messages.