Folie des autocollants à Giessen : la ville décide de nouvelles amendes !
Une nouvelle réglementation concernant les autocollants sur les lampadaires et les lieux publics sera décidée la semaine prochaine à Giessen.

Folie des autocollants à Giessen : la ville décide de nouvelles amendes !
A Giessen, le conseil municipal aborde un sujet très controversé : les autocollants sur les lampadaires et les panneaux. Jeudi prochain, une révision de l'ordonnance sur la prévention des risques sera à l'ordre du jour, qui souhaite également prendre des mesures contre les actions adhésives indésirables en même temps que de nouvelles réglementations. L'administration municipale estime que les autocollants non seulement gâchent le paysage urbain, mais mettent également en danger la sécurité routière car ils peuvent nuire à la lisibilité des panneaux. Le maire Alexander Wright (Verts) a déjà souligné que la police municipale devrait à l'avenir prendre des mesures contre ces nouvelles infractions, qui, selon le magistrat, représentent également une question de dommages matériels. Le magistrat a donc élaboré un ensemble de règles strictes, qui menace même d'amendes jusqu'à 5 000 euros en cas d'infraction.
Avant que les nouvelles mesures ne soient décidées, il y avait déjà une discussion animée au sein de la commission principale du conseil municipal. Le conseiller municipal FDP, Dominik Erb, a remis en question la réglementation et a expliqué pourquoi le fait de coller des panneaux et des poubelles n'était pas explicitement abordé. Wright a fait référence à un paragraphe existant qui réglemente la protection contre la contamination, mais qui ne s'applique qu'à certains supports publicitaires.
Autocollants dans les espaces publics : un problème croissant
Mais Giessen n’est pas le seul à être confronté à ce problème. Selon des informations provenant d'autres villes, comme Iéna, le problème des autocollants non autorisés dans les espaces publics s'est accru ces dernières années. Anke Schleenvoigt de la ville d'Iéna parle d'une augmentation massive du nombre d'autocollants, ce qui montre clairement qu'une grande attention doit actuellement être accordée à la propreté et à la sécurité dans les espaces publics, car les autocollants sur les panneaux de signalisation peuvent mettre en danger la sécurité. À Erfurt, par exemple, des amendes allant jusqu'à 5 000 euros peuvent être imposées, mais les défis de mise en œuvre sont énormes car les auteurs ne peuvent souvent pas être identifiés.
La charge financière occasionnée par le retrait de ces autocollants ne doit pas être négligée. Les villes doivent souvent dépenser beaucoup d’argent pour enlever la colle. Iéna investit chaque année entre 25 000 et 50 000 euros en frais de déplacement. Retirer un seul autocollant peut prendre jusqu'à une heure et le prix est d'environ 50 euros de l'heure. Et cela à l’heure où les communes doivent faire des économies à tous les niveaux.
Sympa ici : Un déraillement linguistique ?
Certains de ces autocollants sont connus grâce à la campagne d'image « Nice here » du Land de Bade-Wurtemberg. Ces messages collants ont même désormais atteint les profondeurs marines. Cependant, apposer de tels autocollants sur la propriété de quelqu'un d'autre est juridiquement très discutable. L'apposition d'autocollants peut être considérée comme un dommage matériel, pouvant entraîner des poursuites pénales et d'éventuelles demandes de dommages et intérêts. Les amendes pour collage dans les lieux publics peuvent varier entre 70 et 300 euros, selon les circonstances de chaque cas.
Jusqu’à présent, de nombreuses infractions de ce type ont rarement été signalées, principalement parce que personne ne sait souvent qui a apposé les autocollants. Surtout dans les grandes villes comme Stuttgart, ces plaintes contre des inconnus sont souvent vouées à l’échec.
Le débat sur les autocollants et leur impact sur le paysage urbain, la sécurité et les coûts publics montre à quel point ce sujet est complexe. Les villes du monde entier sont confrontées à un défi similaire et recherchent des solutions adaptées. Giessen pourrait donner l'exemple avec sa nouvelle réglementation et peut-être encourager d'autres communes à s'attaquer plus étroitement au problème.