Le SPD prévoit une procédure d’interdiction rapide contre l’AfD : danger pour la démocratie !

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Le SPD réclame l'interdiction de l'AfD, soutenue par les Verts, après l'avoir qualifiée d'extrémiste de droite.

Die SPD fordert ein Verbotsverfahren gegen die AfD, unterstützt von den Grünen, nach deren Einstufung als rechtsextrem.
Le SPD réclame l'interdiction de l'AfD, soutenue par les Verts, après l'avoir qualifiée d'extrémiste de droite.

Le SPD prévoit une procédure d’interdiction rapide contre l’AfD : danger pour la démocratie !

La situation politique en Allemagne est actuellement déterminée par le débat sur une éventuelle interdiction de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Le SPD appelle à une décision rapide sur une telle demande. Lors de la conférence du parti fédéral à Berlin, non seulement une motion a été votée en faveur des préparatifs d’une interdiction, mais la députée du Bundestag Carmen Wegge a également été sûre : « L’AfD représente la plus grande menace pour la démocratie. »
Cette évaluation prend notamment du poids après que l'Office fédéral pour la protection de la Constitution (BfV) a classé l'AfD comme définitivement extrémiste de droite. Malgré cette qualification, la demande est pour l'instant suspendue car le parti s'est défendu légalement contre cette décision, comme le rapporte verfassungsschutz.de. La procédure d'interdiction d'un parti est complexe et ne peut être mise en œuvre que sur proposition du gouvernement fédéral, du Bundestag ou du Bundesrat.

La demande du SPD de prendre des mesures immédiates est soutenue par les Verts. Ensemble, ils proposent la création d'un groupe de travail fédéral-Länder chargé d'examiner les chances de succès d'une procédure d'interdiction et de collecter des matériaux. Wegge souligne qu'une preuve réussie devant un tribunal représente une obligation démocratique de présenter une demande. Le leader du SPD, Bärbel Bas, réclame une clarification rapide pour savoir s'il existe suffisamment d'éléments fiables pour vérifier si l'AfD est inconstitutionnelle.
Le chancelier Friedrich Merz se montre toutefois sceptique quant aux appels à une interdiction. Des requêtes telles que celles contre le magazine d'extrême droite « Compact » ont récemment échoué devant le Tribunal administratif fédéral.

Extrémisme de droite et protection de la Constitution

Le problème autour de l’AfD s’inscrit dans un contexte plus large. Les rapports annuels du BfV et des autorités de protection constitutionnelle mettent en lumière les efforts dirigés contre l'ordre démocratique fondamental. Selon les rapports pour 2022, l’extrémisme de droite montre des signes de lassitude des partis, et les partis d’extrême droite sont aux prises avec un nombre de membres en baisse et des structures fragiles. L’AfD est classée comme « cas suspect » d’extrême droite, une classification qui diffère de celle des différentes associations étatiques.
Un défi particulier est représenté par le mouvement des « colons nationaux », qui tente d’exercer une influence idéologique sur les communautés locales, en particulier dans les Länder du nord et de l’est de l’Allemagne, comme le montre le bpb.de.

La société est donc confrontée à la question de savoir comment faire face à ces évolutions. La tendance à la délégitimation de l’État et le chevauchement avec des idéologies d’extrême droite dans les manifestations dirigées contre les mesures liées au coronavirus, par exemple, soulignent les défis qui doivent être surmontés. Les causes de ce phénomène ne peuvent pas être clairement déterminées, mais on constate une internationalisation de la scène, avec des liens avec des acteurs étrangers d’extrême droite.