Le SPD soutient Brosius-Gersdorf : une guerre culturelle insensée éclate !
Discussion sur Frauke Brosius-Gersdorf en tant que juge constitutionnelle : le SPD soutient malgré les critiques, tandis que l'archevêque Gössl met en garde.

Le SPD soutient Brosius-Gersdorf : une guerre culturelle insensée éclate !
Que se passe-t-il dans le débat sur la nomination de Frauke Brosius-Gersdorf comme juge à la Cour constitutionnelle fédérale ? Il y a actuellement beaucoup de bouillonnements dans le paysage politique. Le SPD soutient fermement Brosius-Gersdorf, qui est également membre d'une commission sur l'autodétermination en matière de reproduction et la médecine de la reproduction. Même si l'Union et certains représentants de l'Église le critiquent vivement, le SPD reste inébranlable dans son soutien.
Dans le débat public, Brosius-Gersdorf est accusé d'adopter une position trop libérale en matière de réglementation de l'avortement. Elle souligne que la pleine garantie de la dignité humaine ne s'applique qu'à partir de la naissance. Cette position lui vaut de vives réactions. L'archevêque Herwig Gössl parle d'un « scandale politique intérieur » et met en garde contre une menace pour le droit à la vie des enfants à naître. Mais la direction du groupe parlementaire SPD rétorque : « C'est une victime d'une campagne de diffamation », explique Matthias Miersch et critique la présentation raccourcie des déclarations de Brosius-Gersdorf sur l'avortement. Cela montre à quel point les divisions sont profondes dans ce débat.
Patate chaude : l'avortement et ses réglementations
En Allemagne, l’avortement est une question controversée qui a de profondes racines historiques. La société est divisée entre deux positions principales : certains considèrent la protection de l'embryon ou du fœtus comme importante, tandis que d'autres mettent l'accent sur le droit des femmes à l'autodétermination. Depuis 1996, il existe une base juridique stable sous la forme des §§218 et suivants. Le StGB, qui assure encore aujourd’hui le calme dans les débats.
Le nombre d'avortements en Allemagne a régulièrement diminué ; d’environ 130 000 à 100 000 en 2020. Plus de 96 % des avortements surviennent au cours des douze premières semaines. De tels faits sont cruciaux non seulement pour les femmes concernées, mais aussi pour le débat politique sur la manière dont l’accès à un avortement sécurisé peut continuer à être garanti. Il est intéressant de noter que l’article 219a du Code pénal, qui interdit la publicité en faveur de l’avortement, est à plusieurs reprises au centre des débats. Le cas du docteur Kristina Hänel, par exemple, a conduit à approfondir ce problème.
Frauke Brosius-Gersdorf, professeur de droit public à l'université de Potsdam depuis octobre 2021, sera appelée à faire partie de la commission en tant qu'experte en droit constitutionnel et notamment en matière de réglementation des avortements pratiqués en dehors du code pénal. Son orientation de recherche l'a bien préparée à cette tâche, notamment parce qu'elle avait déjà enseigné onze ans dans une autre université.
Les fronts politiques se durcissent
L'Union a déjà exigé que le SPD envoie un autre candidat dans la course. Mais le SPD reste fidèle à Brosius-Gersdorf. Cette querelle politique sera certainement portée à ébullition avant les vacances d'été. Le Bundestag a dans un premier temps reporté l’élection des nouveaux juges constitutionnels, et les prochaines étapes sont incertaines.
Dans cette atmosphère tendue, l’ingérence des représentants de l’Église dans les discussions politiques est considérée de plus en plus critique. Miersch attaque l’archevêque et qualifie son point de vue d’inapproprié. Il reste à voir comment ces controverses évolueront et quel rôle Brosius-Gersdorf jouera dans l’évolution juridique future. Une chose est sûre : le débat sur l’avortement et les droits reproductifs ne s’arrêtera jamais.
Pour approfondir le sujet, il convient de s’intéresser aux évolutions actuelles du paysage politique et de la jurisprudence. Veuillez consulter les articles de Welt, [Uni Potsdam]. bpb.