Bremerhaven se défend contre le commissaire à l'austérité : un conflit éclate avec Brême !
Bremerhaven rejette le recours à un commissaire à l'épargne. Les Verts et le SPD débattent du contrôle financier et des réformes nécessaires.

Bremerhaven se défend contre le commissaire à l'austérité : un conflit éclate avec Brême !
Dans un débat animé sur le projet de loi sur la surveillance financière, Bremerhaven montre une fois de plus son côté combatif. Les Verts de Bremerhaven rejettent avec véhémence le projet du Sénat de Brême, tandis que l'exécutif du Land de Brême et le groupe parlementaire des Verts soutiennent l'initiative. Franziska Tell, porte-parole de l'exécutif des Verts, décrit la loi comme une étape nécessaire vers des règles claires. En revanche, Claudius Kaminiarz, leader des Verts à Bremerhaven, met en garde contre une ingérence excessive de Brême dans le destin politique de la Seestadt et considère que la loi n'est ni opportune ni nécessaire, comme le rapporte [butenunbinnen.de](https://www.butenunbinnen.de/nachrichten/bremerhaven-gruene-spar Commissioner-streit-bremen-100.html).
Mais la loi sur la surveillance financière a des conséquences considérables : elle prévoit la possibilité de nommer un « commissaire à l'épargne » si Bremerhaven ne présente pas un budget correct. Bremerhaven est expressément mentionnée dans la loi, qui s'applique aux deux communes de Brême. Cependant, cette mesure suscite de grandes inquiétudes à Bremerhaven même.
Soucis et défis financiers
Martin Günthner, responsable des affaires sociales de Bremerhaven et chef du sous-district du SPD, critique également le soutien financier de Brême à la ville de Brême. Bremerhaven est aux prises avec un taux de chômage élevé de 14,1%, tandis que Brême se situe à 11%. Contrairement à Brême, Bremerhaven consacre davantage d'argent aux dépenses sociales et enregistre des dépenses de personnel représentant environ 40 % du budget, ce qui correspond à près d'un milliard d'euros. Malgré une situation financière difficile, Bremerhaven vit depuis des années au-dessus de ses moyens, selon de nombreux experts. Il convient néanmoins de mentionner que l'ancienne sénatrice des finances vertes Karoline Linnert a préparé dès 2018 un allègement de la dette de Bremerhaven de 1,7 milliard d'euros, qui est entré en vigueur en 2020, ce qui constitue une évolution positive, comme le souligne [bremensosicht.com](https://bremensosicht.com/20251030-bremerhaven-bremen-spar kommmissier-stadtgeschichte/).
La situation financière actuelle de l'ensemble du Land de Brême est également préoccupante : Brême a la dette la plus élevée de tous les Länder, soit 23,8 milliards d'euros, et dépend de 925 millions d'euros par an de la péréquation financière de l'État et de 400 millions d'euros d'aide spéciale du gouvernement fédéral. Il devient clair ici que non seulement Bremerhaven, mais aussi Brême elle-même est sous pression pour maîtriser ses finances.
Focus sur la dette municipale
La situation à Bremerhaven se reflète également dans la situation financière communale à l'échelle nationale. Selon une réponse du gouvernement fédéral à une question importante du groupe parlementaire CDU/CSU, la dette totale des communes en Allemagne s'élevait l'année dernière à 134,3 milliards d'euros, soit une augmentation par rapport aux années précédentes. Ce fait pourrait exacerber les questions urgentes concernant la santé financière des villes et villages d’Allemagne. Bremerhaven pourrait être un exemple pour beaucoup de personnes confrontées à des défis similaires, comme le documente bundestag.de.
Compte tenu de tous ces aspects, il reste à voir comment évoluera le débat sur la loi sur la surveillance financière et si Bremerhaven sera effectivement confronté à un commissaire à l'épargne. La tension monte dans la Seestadt et les citoyens sont impatients de voir quelles décisions seront prises dans les semaines à venir.