Joseph Colombani : Scandale de fausses factures et 15 000 euros d'amende !
Joseph Colombani, président de la FDSEA, sera jugé le 25 juin 2025 pour fraude aux subventions agricoles.

Joseph Colombani : Scandale de fausses factures et 15 000 euros d'amende !
Le paysage agricole en France est actuellement au centre de l'attention de la justice après que Joseph Colombani, président de la FDSEA et également de la Chambre d'agriculture de Haute-Corse, a comparu aujourd'hui devant la cour d'appel de Bastia. Colombani est accusé d'être impliqué dans une affaire de fraude à grande échelle concernant l'aide agricole. Au centre de la procédure se trouveraient de fausses factures qui lui auraient valu une subvention de 15 000 euros de l'ODARC. France Bleu rapporte, que si Colombani admet avoir postdaté les factures, il nie avec véhémence être un fraudeur.
Lors du procès, le procureur a demandé que soit confirmée la peine initiale de neuf mois de prison et 15 000 euros d'amende. Une interdiction d'exercer des fonctions pendant cinq ans a également été demandée. Colombani a reçu le soutien de plusieurs confrères, dont Jean-Baptiste Arena et Jean-Baptiste Cantini, qui l'ont assisté lors de l'audience. Le verdict est attendu le 10 septembre.
Le contexte des allégations
Fort France 3 Cette condamnation s'appuie sur un rapport de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), qui pointe des cas de fraude dans les aides agricoles. Les délits se seraient produits entre octobre 2012 et septembre 2015, Colombani et deux autres agriculteurs étant impliqués dans un mécanisme de création de fausses factures. Cela a conduit son entreprise à recevoir illégalement 15 550 euros de financement.
Ce cas n'est pas isolé, comme le montrent les problèmes de fraude dans la politique agricole commune (PAC). Entre 2016 et 2020, les cas de fraude dans la PAC représentaient environ 11 % du total des cas de fraude signalés au sein de l’UE. Cela a un impact sur la crédibilité du financement et sur l’efficacité de son utilisation. Un rapport de la Commission européenne souligne que des défis subsistent en matière d'identification et de prévention de la fraude, malgré l'introduction de nouvelles technologies pour surveiller les activités agricoles. L’utilisation des données satellitaires et de l’intelligence artificielle est considérée comme prometteuse pour lutter contre ces problèmes.
Regarder vers l'avenir
Pour sa défense, Joseph Colombani a plaidé pour l'annulation des accusations, renforcé par l'argument de son avocat selon lequel le délai de prescription avait été violé et les mesures étaient disproportionnées. Mais le tribunal va maintenant décider si Colombani est réellement un fraudeur ou s'il essayait simplement d'obtenir légitimement un financement pour des investissements agricoles.
L'issue de cette affaire sera non seulement importante pour Colombani, mais pourrait également avoir des conséquences considérables sur la pratique d'attribution des ressources agricoles dans la région et soulever des questions sur l'intégrité des demandes d'aide. Les agriculteurs craignent qu’une telle décision ne sape la confiance entre l’agriculture et les autorités.